Mea Shearim, le ghetto de la foi


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Jérusalem, Israël.

Un mode de vie strict régi par des lois sévères, des tenues vestimentaires sombres et sobres, une foi inébranlable et omniprésente font des « Harédim » -ceux qui craignent Dieu-, une communauté religieuse singulière.

Mea Shearim, royaume du silence et de la rigueur. Havre de foi. Réceptacle de prières. Monde parmi les mondes. Mea Shearim, le quartier ultra-orthodoxe de Jérusalem est situé entre la rue bruyante et cosmopolite de Ben Yehuda et la vieille ville de Jérusalem-Est, Porte de Damas.

Une frontière invisible mais palpable. En entrant dans Mea Shearim le silence règne et s’impose. On entend à peine les pas des hommes traversant les rues, vêtus de noir de pied en cap. Même les enfants dans les cours d’école sur les toits des immeubles semblent silencieux. Tout est tu. Des mètres de cordes à linge pendent aux fenêtres et supportent des dizaines de chemises blanches immaculées et toutes identiques. Les tailles vont credescendo et laissent entrevoir les familles nombreuses qu’abritent les toits des maisons délabrées du quartier. Mea Shearim explose les records de taux de natalité du pays. Chaque famille compte en moyenne entre 7 et 10 enfants. C’est ici un commandement religieux « croissez et multipliez » (Genèse 1:28, 9:1,7). C’est aussi un saut dans le temps, une traversée des Schtetl d’Europe de l’est. Une vie en noir et blanc, où le temps s’est arrêté en 1874 quand ce quartier est né (…).

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