Les Centaures de Versailles


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Versailles, France.

Face au Château de Versailles, dans l’enceinte de la Grande Ecurie, exerce une Académie Equestre fondée il y a dix ans. Célèbre chorégraphe du 21e siècle et écuyer émérite, Bartabas crée en 2003 une compagnie-école unique et contemporaine, celle des cavaliers-artistes. Les écuyers de l’Académie Equestre de Versailles allient le dressage à différentes formes d’expressions artistiques. Le travail des écuyers avec leurs chevaux est présenté en spectacle chaque semaine au sein de la Grande Ecurie.

Dans un cadre prestigieux, vestige grandiose du règne de Louis XIV et œuvre de l’architecte Jules Hardouin-Mansart, la Grande Ecurie de Versailles reprend vie depuis 2003. Situé sur la place d’Armes face au château de Versailles, ce lieu désaffecté après la Révolution est mis à la disposition du Ministère de la Guerre en 1831. L’armée ne quitta les lieux qu’en 1990. Aujourd’hui la Grande Ecurie accueille à nouveau chevaux et écuyers.

Lorsque l’on pousse les lourdes portes de bois de l’Académie Equestre de Versailles, le tumulte des touristes venus visiter le château s’éteint et laisse place aux murmures, aux claquements de langue, au bruit des sabots contre le pavé versaillais. On entre dans l’antre des artistes-écuyers où parfois se mêlent aussi des airs d’opéra et le fer des épées qui s’entrechoquent.

Bartabas, fondateur de cette compagnie-école, veut faire de ses écuyers des artistes complets. Au-delà du dressage académique des chevaux, les onze cavaliers apprennent aussi l’art du kyudo -le tir à l’arc japonais-, le chant, la danse et l’escrime. Bien plus qu’une simple école, ici, on « apprend à s’apprendre ».
Apprendre à aimer son cheval et se faire aimer de lui pour travailler ensemble. Apprendre à vivre en communauté. Apprendre inlassablement, dans une quête perpétuelle de perfection professionnelle tout autant qu’humaine. Car les onze écuyers qui travaillent ici sont salariés et tous logent ensemble sur un terrain proche de l’Académie. C’est l’un des avantages qu’offre à ses élèves cette compagnie-école d’un nouveau genre.

Chaque fin de semaine, « La Voie de l’écuyer », leur spectacle répertoire est présenté. On y admire du dressage, des figures complexes comme le pas espagnol ou le piaffer –un trot sur place diagonalisé-, une scène d’amazones aux allures sauvages, des chants d’opéras émouvants, des combats d’escrime savamment exécutés et un carrousel enivrant. Le spectacle est bouleversant de sincérité et de maîtrise. « La Voie de l’écuyer » raconte sur des airs de Bach ce lien fort et unique que les cavaliers tissent avec leur monture. Cette symbiose fascinante qui transforme les hommes et les chevaux en centaures (…).

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